Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rédha Malek l’a révélé, avant-hier, lors d’une conférence à Tizi-Ouzou L’hymne national, une idée de Abane Ramdane

Afin de célébrer la Journée nationale du chahid, Rédha Malek, moudjahid ayant pris part aux négociations d’Évian, a été, avant-hier, l’hôte de la ville de Tizi-Ouzou.

Invité pour animer une conférence à la Maison de la culture Mouloud Mammeri à l’occasion de la célébration de la Journée nationale du chahid et devant une assistance nombreuse, l’ancien Premier ministre est revenu sur les faits marquants de la guerre de libération nationale et sur le parcours de Abane Ramdane et les résolutions du Congrès de la Soummam, souvent mal interprétées à l’époque. Il a, par la suite, insisté sur le fait que les résolutions du congrès de la Soummam n’ont pas fait l’unanimité. Pour lui, on concevait mal, à l’époque, le fait «de privilégier la politique sur le militaire, et l’intérieur sur l’extérieur». Des principes qui ont, par la suite, «sonné comme des menaces sur Abane», semblait soutenir l’intervenant, affirmant que Abane s’en est retrouvé «isolé» par la suite. Mais pour Rédha Malek, les acquis du Congrès de la Soummam sont incontestables et ont permis «de donner une structuration et tracer une stratégie à la révolution». Cependant, Abane Ramdane reste «un grand rassembleur». Cela se percevait par «son idée de créer un front national qui puisse rassembler et réunir toutes les positions», enchaînera un peu plus loin dans ses déclarations l’hôte de la Maison de la culture. Il estime que cela s’est, d’ailleurs, «traduit peu après par la création du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) qui était représentatif», dira-t-il. Autre attribution de Abane, l’hymne national. En effet, soutient toujours Rédha Malek, «Abane a pris attache avec Lekhdar Rebbah l’interpelant afin de prendre attache avec Moufdi Zakaria pour le poème».

«L’Histoire reste à écrire»

À plusieurs reprises, au cours de sa conférence qui a duré près d’une heure dans l’enceinte du petit théâtre de la Maison de la culture, (d’ailleurs archicomble), l’hôte de la wilaya n’a pas cessé de rendre hommage à «la famille révolutionnaire qui porte haut le nom de Abane», «visionnaire» face à qui il affiche admiration et reconnaissance bien méritées. Pour lui, les hommes meurent mais leurs idées restent, estimant d’ailleurs nécessaire que l’on continue à emprunter la voie tracée par ce dernier, dont les idées sont «indispensables et toujours d’actualité». Refusant de commenter les circonstances du décès de l’architecte de la révolution, il se contentera de raconter uniquement sa dernière rencontre avec lui alors qu’il prenait le chemin du Maroc «pour régler un petit problème de frontières», a-t-il dit, et depuis on ne l’a plus revu. La présence de l’ancien membre de la délégation ayant pris part aux négociations sur les accords d’Evian a eu lieu dans un contexte marqué par des révélations historiques, remettant souvent en cause le rôle d’acteurs de la révolution. C’est ainsi qu’à une réponse à un intervenant qui l’a interrogé dans ce sillage, l’ancien Premier ministre, pendant la décennie noire, estime que «l’histoire reste à écrire». En ajoutant que les historiens sont là pour la tâche, il soutient que ce genre de déclarations n’est pas positif et n’apporte pas grand-chose, invitant à passer au crible les témoignages et à faire le tri entre les bavardages et ce qui existe vraiment. À noter qu’un programme riche a été initié à la Maison de la culture en collaboration avec l’association Abane Ramdane pour la mémoire et l’histoire, ainsi que l'Union des filles, veuves et ayants droits de chouhada. Un programme concocté afin de marquer la date historique de 18 février célébrant la Journée nationale du Chahid, célébrée avant-hier jeudi.

Tassadit Ch.( source de la dépeche de kabylie)

Tag(s) : #POLITIQUE

Partager cet article

Repost 0