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L’appel à la prière et les tarawihs : Les haut-parleurs, une agression qui crève les tympans

KABYLIE (Tamurt) – L’usage tonitruant et assourdissant des haut-parleurs des mosquées, diffusant à plein volume, la prière des tarawih, courrouce à plus d’un degré les villageois et les riverains. Que ce soit en ville ou dans les villages, les haut-parleurs sont à fond la caisse ! Durant tout le mois de ramadhan, notamment le soir, les centaines de mosquées que compte la Kabylie, retentissent haut et fort dans un brouhaha incommensurable des haut-parleurs. Le niveau des décibels n’a d’égal que la violence des intégristes envahissant la Kabylie ces dernières années.

Nonobstant les recommandations du ministère algérien des Affaires religieuses à certains imams de baisser le volume des haut-parleurs pour la prière de tarawih afin de ne pas déranger les riverains, les islamistes ne font qu’à leur tête. En substance, une immense et insoutenable cacophonie se répand chaque soir, au grand désarroi des non-musulmans, pendant plus de deux heures, dans de nombreuses bourgades et villes de la Kabylie. Un tohu-bohu qui crève les tympans, nuisant subsidiairement à la tranquillité des personnes ! Les paisibles villages n’arrivent pas à retrouver leur calme d’antan avec l’intrusion de ces haut-parleurs, qualifiés « d’instruments de la honte par des villageois ».

Une véritable agression sonore qu’en tout état de cause, la passivité et l’impéritie des autorités algériennes, en particulier le ministère des Affaires religieuses, face à de tels errements, sont perçues par le citoyen lambda, au mieux, comme l’un des nombreux signes de la connivence du pouvoir d’Alger avec des islamistes zélés. Cette entente tacite entre le régime algérien et les salafistes voile des calculs et des manipulations politiques inavouables, destinées sans doute, à annihiler les soubassements solides de la kabylité. Cette région ayant fait rempart contre l’intégrisme islamiste se trouve piégée par ses propres enfants, acquis à la cause d’Allah et réfutant ainsi leur identité amazighe.

De crainte d’être considérées comme mécréant, apostat ou tout autre qualificatif, des familles n’osent pas trop s’en plaindre ou monter des signes de mécontentements quant aux désagréments causés par lesdits haut-parleurs. Le diktat de certains imams, insufflés par le soutien indéfectible des salafistes qui pullulent comme des champignons aux quatre coins de la Kabylie menace sérieusement sa stabilité. Rien que dans la région n At Waghlis, les minarets des mosquées lâchent à fond la caisse pendant les cinq prières de la journée. Et pour boucler la boucle, la prière de tarawih ferme la boutique d’une journée remplie de décibels au charivari inénarrable.

Bon nombre de villageois se sont plaints de ce tumulte importun, de surcroît, la canicule n’est pas en reste. Ce constat n’est l’apanage de cette localité, car le reste de la Kabylie est engourdi par la cacophonie des appels des muezzins qui n’accordent guère de crédit au repos des citoyens. Le son du braiment retentit sans relâche, en sus, cinq fois par jour. Les Kabyles ne peuvent aspirer à un farniente mérité dans un climat suffocant, de facto, orchestré par des hordes d’islamistes. Ces offices religieux se sont transformés en une vulgaire braderie où l’hypocrisie et la sournoiserie se taillent la part du lion.

Amnay pour Tamurt ( source tamurt-info)

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