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“Je me porte comme un charme et je joue au foot chaque jour”
Amour Abdenour dément la rumeur le disant hospitalisé

Dans cet entretien, le chanteur kabyle, Amour Abdenour, dément la rumeur le disant hospitalisé et parle de la chanson, en particulier la chanson kabyle.

La Dépêche de Kabylie : Des informations relayées sur les réseaux sociaux évoquent en ce moment votre hospitalisation. Confirmez-vous cette information ?
Amour Abdenour : Je vous assure que cette information est tout à fait fausse et sans fondement. Je pense qu’elle date de l’année 2013. Je dirai aux citoyens en général et à mes fans en particulier que je me porte à merveille. D’ailleurs, j’ai participé à une émission de radio ces jours-ci. Pas loin qu’hier, j’ai joué un match de football. En tout état de cause, je prends cette information du bon côté. Si les gens m’évoquent, c’est qu’ils s’inquiètent pour ma santé et donc m’aiment. De l’autre côté, je dirai aux fans de ne pas prendre pour argent comptant tous ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Ils doivent se référer à la presse et à la radio.*

Revenons maintenant si vous le voulez bien à la chanson. Après une absence de la scène artistique qui aura duré quelques années, Amour Abdenour revient avec un nouvel album cette année (mars 2016). Un mot sur cet opus…
La thématique est variée. Elle traite de plusieurs sujets : la vie, la séparation, l’amour, les maux de la société en général. Tout cela rassemblé dans un album de 10 titres : Er-itt-id, Bgayet n nnif, Istixbar(Zidane), Tablat ghef lheq-is, Amekkan-im, Istixbar, Ittwagh-iyi lâoud, Macci d iles, Tarwa yettrun et enfin Ahat. Toutes les chansons sont de ma composition, c’est-à-dire paroles et musiques.

La chanson kabyle actuelle est dominée par un seul style. Quel regard portez-vous sur ces productions?
D’abord, dans leur majorité écrasante, ces chansons ne sont pas géniales. Elles ne méritent guère le nom de ‘’productions’’ que vous avez utilisé. Il s’agit tout simplement de techniques dans l’enregistrement, aux dépens de l’artistique. Il n’y a ni production ni intelligence, encore moins de l’ingéniosité. Alors là le côté métaphore, n’en parlons même pas. Un seul style pour le tout-venant. Tout le monde se prétend artiste en éditant un album à moindre frais, à la qualité médiocre que ce soit au niveau musical que textuel. Ce genre d’aventurisme aux conséquences désastreuses nuit sérieusement à la chanson kabyle qui se trouve déjà dans de beaux draps. La chanson kabyle a besoin d’une conscience collective et d’un sursaut sociétal. Elle a beaucoup régressé sur le plan qualitatif et d’engagement. Où est la relève de ces artistes des années 1980 ? Il y a danger en la demeure, le médiocre a pris le dessus. Nous sommes tous interpellés.

Donc, la responsabilité est partagée. Ce genre de chanson se vend bien, c’est la loi du marché. Mais tout le monde se plaint de la qualité. Pourquoi alors l’acheter, n’est-ce pas ?
C’est un style imposé et non un choix des auditeurs. Ces derniers sont contraints d’acheter et d’écouter ce genre de chansons. Pour quelques-uns, c’est un sentiment d’affect à la langue, pour ne pas se rabattre sur autre chose. A un certain moment, un autre style, étranger à la région et à nos mœurs celui-là, a envahi la Kabylie. Alors, instinctivement ou par sentiment de survie, les gens ont choisi cette alternative. Petit-à-petit, ce genre de musique a pris racine dans la région et s’est taillé la part du lion au détriment de la qualité. Il fut relayé par les médias lourds pour des considérations beaucoup plus politiques qu’artistiques, étant donné que les chansons ne véhiculaient pas des idées d’engagement ou d’idéologie. Ces médias ont fait tout pour remettre au devant de la scène ce genre de médiocrité. Mais, rien n’empêche, la responsabilité est partagée. Chacun de nous doit assumer la sienne.

Hocine Moula ( source la depeche de kabylie)

Tag(s) : #CULTURE

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