Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L’artiste en parle… «Je suis content et honoré !»

Absent de la scène artistique depuis presque deux décennies, le grand chanteur Atmani nous livre ses impressions sur l’hommage qui lui sera rendu, aujourd’hui et demain, à la Maison de la culture de Tizi-Ouzou. Il nous parle également de son retrait définitif de la chanson.

La Dépêche de Kabylie : Un hommage vous sera rendu aujourd’hui à la Maison de la culture de Tizi-Ouzou, quelles sont vos impressions ?
Atmani : Je suis content et honoré au même temps. Je remercie les initiateurs de cet hommage, à savoir la direction de la culture de Tizi-Ouzou, le collectif des amis d’Atmani des Ouacifs et les autres. Cela fait presque deux ans que cette institution insistait pour que j’accepte cet hommage et cette fois-ci, j’ai fini par céder (rire). Alors je me suis dit pourquoi ne pas faire plaisir à mes fans et par ricochet à moi-même. Avec le temps, j’ai réalisé que cet événement est quelque chose d’extraordinaire. Cela me permettrait de revoir mes fans et mes amis artistes que j’ai perdus de vu depuis presque deux décennies.

Justement, vous êtes absent de la scène artistique et vous n’enregistrez plus de chansons, peut-on connaître les raisons ?
Pour être franc et honnête avec vous, je dirai qu’il n’y a aucune raison apparente si ce n’est mon départ en France avec ma famille. Je suis installé en France en 2011. J’ai arrêté de me produire sur scène en 1998. Mon dernier album date de cette époque aussi. Depuis, j’ai abandonné la chanson. J’ai laissé tomber tout, la scène et l’enregistrement. J’écoute de la musique, mais je ne joue même pas de la mandole. J’ai coupé toute relation avec la composition.

D’aucuns espéraient que la relève serait assurée par vos enfants, pourquoi cette soudaine coupure ?
Au début, c’était mon plus grand souhait également. Mais avec le temps, exactement depuis notre installation en France, les choses ont pris d’autres trajectoires. L’émigration n’est pas de tout repos. C’était un peu difficile pour nous en tant que famille. En plus de ça, il y avait les études de mes enfants. Ce n’est pas facile de joindre les deux bouts. Voilà, en général, les raisons qui les ont empêchés de ne pas poursuivre leur carrière artistique.

Des projets peut-être ?
Pas du tout. Ma décision est prise, je ne reviendrai pas là-dessus. J’ai dit que j’ai abandonné la chanson pour de bon et pas momentanément. J’ai cessé même de jouer à la guitare. Je suis resté 10 ans en France (de 2001 à 2011) sans me rendre en Kabylie. J’ai perdu ces reflexes de chanteurs. Je me suis un peu détaché du domaine. Mais ces dernières années, je viens chaque année.

Même pas un gala d’adieu ?
Pas de gala ni de concert. Peut-être deux ou trois chansons que je mettrai sur Internet. J’ai des choses à dire et qui me tiennent vraiment à cœur d’autant plus que ces derniers temps, je me balade en montagne avec des amis et je commence à reprendre goût à la chanson. On s’amuse entre nous et j’essaie de faire quelques passages, histoire de me détendre et de me préparer à l’enregistrement de ces chansons. J’avoue que je me régale et cela me fait énormément du bien, parce que comme je vous l’ai déjà dit, je dois m’extérioriser.

Un mot sur la chanson actuelle…
Il y a beaucoup de chanteurs et tant mieux. On a le choix de style et du matériel d’enregistrement. J’avoue que j’écoute avec passion pas mal de ces nouvelles chansons qui sont, au passage, bien produites et bien interprétées. J’apprécie également le talon et le don de ces nouveaux chanteurs, pas tous, effectivement. À notre époque, il n’y avait pas cet embarras de choix, donc on aimait toutes les nouvelles chansons, ce n’est pas le cas actuellement.

Propos recueillis par Hocine Moula ( source la dépeche de kabylie)

Tag(s) : #CULTURE

Partager cet article

Repost 0