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Commémoration du 5e anniversaire du décès de Cherif Kheddam Boumessaoud s’en souvient

Cherif Kheddam, légende emblématique de la chanson algérienne et kabyle en particulier, était un auteur compositeur qui a donné un cachet universel à la chanson kabyle pour la porter au rang des compositions classiques des grands de ce monde, tels que Mozart, Beethoven ou encore Mohamed Abdelwahab.

«Aujourd’hui, la musique de Cherif est enseignée et étudiée dans les grands conservatoires à travers le monde, notamment en Allemagne, en Suisse, en Turquie et certainement sous d’autres cieux. Cherif Kheddam ne s’est pas contenté d’étudier simplement le solfège, il l’a harmonisé !», a déclaré Tahar Boudjelli, ami et manager de l’artiste. Ce dernier nous apprendra, d’ailleurs, que sa boîte éditera bientôt des œuvres retouchées et arrangées par l’artiste avant sa mort et le DVD tant attendu du concert du Zénith de Paris. «Un concert encore plus remarquable que celui qu’il avait offert au Palais des Congrès pour les cinquante ans de sa carrière», confiera le manager. De son côté, Nabila Gouméziane, directrice de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou, a déclaré : «Je suis vraiment très honorée d’assister à cette 5ème commémoration du décès de ce grand maître incontesté de la chanson qui a su sortir la musique algérienne de son ghetto en lui donnant un cachet universel. Nous espérons concrétiser le projet tracé avec l’association Cherif Kheddam et le comité du village de Boumessaoud, à savoir édifier un musée à la gloire de cet illustre artiste». La directrice n’a pas raté l’occasion de renouveler ses félicitations aux citoyens de ce village consacré «village le plus propre de Kabylie» dans son édition 2016, notamment les jeunes qui ont tout donné pour remporter ce premier prix. «Aujourd’hui, le village Boumessaoud est devenu un exemple et une référence en matière de civisme, d’organisation et de solidarité, non seulement pour la Kabylie, mais pour l’Algérie tout entière», conclura-t-elle. Pour sa part, Murakh Amar, président de l’association Cherif Kheddam, a informé qu’il a discuté avec la directrice de la culture sur «la nécessité de l’organisation d’un festival sur la poésie de Cherif Kheddam, mais également sur la baptisation d’une école de musique de son nom». Cherif Kheddam demeure toujours vivant dans le cœur des villageois, lui qui les a sortis de l’anonymat. Ce monument de la chanson kabyle a laissé derrière lui un trésor inépuisable que la population de Boumessaoud œuvre à sauvegarder, sinon à honorer. Pour le 5ème anniversaire de la disparition de leur fils chéri, les citoyens de ce village ont concocté, samedi, un riche programme pour rendre un hommage appuyé au compositeur de «Yellis T’murtiw», première chanson de Dda Chrif en hommage à la femme kabyle, gardienne des traditions. Les fortes pluies qui se sont abattues sur la région n’ont pas empêché les nombreux visiteurs de faire, cette année, en plus de la visite guidée vers la salle d’expositions et la maison natale de l’artiste, le tour des ruelles du village et des différents sites de ce village, perché sur une colline, pour admirer le travail accompli par les jeunes de ce petit hameau d’environ 700 âmes. Le moment fort de cette commémoration aura été le dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe de l’artiste, en présence de la section MPA de Michelet, de la directrice de la maison de la culture Mouloud Mammeri, du secrétaire de la daïra d’Iferhounène et du P/APC d’Imsouhal. À noter que l’école des Beaux-arts d’Azazga a tenu à honorer de sa présence cette cérémonie rehaussée par la présence de personnalités du monde de la culture. Cela dit, il est à relever que tous les visiteurs ont tenu à féliciter les habitants de Boumessaoud pour leur sacre du village le plus propre de Tizi-Ouzou pour l’année 2016. Tous sont unanimes à dire que cette consécration est amplement méritée. «Boumessaoud nous a donné non seulement Dda Chrif, mais aussi l’exemple de la propreté telle que l’a toujours souhaitée ce maestro pour son pays», se suffisent-ils à dire.

Madjid A. ( source la dépeche de kabylie)

Tag(s) : #CULTURE

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