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CONSTANTINE: YENNAYER 2967 LE NOUVEL ANAMAZIGH Tout le monde s'y met

Ce jour, qualifié de self el maâza à Constantine et dans sa région, est fêté par la confection de succulents repas.

Comme chaque année, la ville des Ponts où repose l'aguelid Massinissa et à l'instar des autres ville d'Algérie, s'apprête à célébrer la traditionnelle fête de Yennayer. Et comme chaque région, Constantine a sa propre spécificité pour honorer cette fête. L'une des plus marquantes dans l'histoire de Cirta. Cette tradition correspond, selon le calendrier amazigh, à l'an 2967, qui marque le jour de l'An du calendrier agraire utilisé depuis l'Antiquité par les Berbères. Elle est synchronisée par l'organisation de diverses manifestations. Certaines sont à l'initiative des centres culturels, d'autres par des associations.
Les festivités argumentent les us et coutumes berbères, par des récitals poétiques en langues arabe et amazighe, des expositions sur le patrimoine partagé par la mémoire collective. En famille, les Constantinois partagent la veille un bon repas à base de couscous et de volaille qui réunit petits et grands, pour symboliser la richesse de l'année qui se déconcerte. Yennayer, fêté le 12 ou le 13 janvier de chaque année, répond au 1er jour de janvier du calendrier Julien, aujourd'hui en décalage de 13 jours par rapport au calendrier grégorien, a une portée culturelle et traditionnelle.
On raconte que le Nouvel An berbère, perpétue pour les Constantinois, le rituel d'une histoire liée à une «chèvre légendaire», cette chèvre, toute contente de ne pas avoir été trop malmenée par le froid glacial, ni emportée par les crues hivernales de Yennayer, correspondant à une bonne partie du mois de janvier, avait suscité l'ire de ce dernier. Fâché devant l'air narquois du caprin qui l'avait traité, à son ultime jour, «d'incapable de lui causer du tort», Yennayer lui avait juré «d'emprunter une journée auprès de son frère Fourar». La chèvre, dit-on, «se remit à trembler de froid et eut peur d'être emportée par des eaux en furie». Ce jour, qualifié de «self el maâza» à Constantine et dans sa région, est fêté par la confection de succulents repas. Pâte très fine cuite légèrement sur un tadjine (plat) en acier avant d'être grossièrement découpée et arrosée de sauce à base de viande de mouton et de volaille», confient des connaisseurs... Or, les mythes liés au mois de Yennayer diffèrent d'une région à une autre. On dit aussi que «c'est la raison qui fait que février soit le mois le plus court de l'année à 28-29 jours». Le dîner du 1er jour de Yennayer en berbère est avant tout une fête culturelle qui évoque, selon certains, les premières manifestations connues de la civilisation berbère, au temps de l'Egypte ancienne. Yennayer prendrait naissance, il y a maintenant 2965 ans, le jour de l'accession, en l'an 950 av. J-C. d'un Berbère, Chechonq 1er (Cesnaq en tamazight), au trône de l'Egypte antique. Cela demeure en tout cas, pour une fête qui fait partie du patrimoine immatériel dont la célébration ne se discute pas! Les Constantinois sont très ambitieux pour cette fête qui reflète en partie leur identité berbère.

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Tag(s) : #HISTOIRE

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