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BouA l’occasion du 20 avril 2014, l’association des Iwadiyen de France conjointement avec l'association du village en Kabylie a célébré la date historique du printemps Berbère et du printemps Noir. Un hommage a été rendu aux Ouadhias au chanteur Boualam Awadi, de son vrai nom M. Oubareche Boualam, né dans les années 50, père de 3 enfants et grand père de 2 enfants. Rien n'a été laissé au hasard. Des personnalités du monde politique et de la culture de la région des Ouadhias ont participé à cet événement.

Boualam a commencé sa carrière artistique dans les années de 70 au même titre que Menguellet, Atmani, Ouazibe etc.…Il a enregistré une cinquantaines de chansons qui abordent des thèmes très différents, société, politique, amour, séparation. Quelques chansons de son répertoire sont très connues comme af-kiɣas a ray i muh ( j’ai laisse mouh décider a ma place) et ɣabben yezmawen af-tmurt (les lions ne sont plus là).

Des chansons aussi belles les unes que les autres par leur style, mais aussi par leurs messages. Depuis ses débuts artistiques Boualam Awadi n'a de cesse d'exalter sa région natale avec une grande fierté. Très attaché aux valeurs des anciens, pour lui l’art se conjugue avec l'enseignement et l'éducation. Son dernier enregistrement date des années 90, mais il n'a jamais quitté le milieux artistique. Il continue d'animer des galas, de participer à des opérations de solidarité.

Venu en France pour travailler, après avoir animé des galas, il a fait la connaissances avec Rachid Mesbahi, Arezki Moussaoui, et d‘autres jeunes chanteurs. Il s'est lié d'une véritable amitié avec Slimane Azem, lui aussi originaire des Ouadhias. Boualam, était très apprécié par le célèbre chanteur kabyle et surtout auprès des immigrés de l’époque. Sa popularité est restée intacte en France et en Kabylie. Il a pris en gérance  une brasserie à Paris dans le 20e arrondissement, mais en ce moment il est en retraite.

Il est utile de rappeler qu’à son époque la chanson était un véritable tabou. Poète, auteur et compositeur de ses chansons, Boualam maniait la langue, les mots poétique et avec ses doigts les fils de la guitare. Son engagement dans la chanson kabyle le pousse encore à aborder les problèmes sociologiques où il dénonce l’injustice, la démocratie qui sévit dans le pays.

S'il a été décidé de lui rendre un hommage un 20 avril c’est parce que Boualam a contribué à sensibiliser les jeunes de l’époque pour qu'ils manifestent chaque 20 avril 1980 pour que tamazight soit reconnue. Il est l'un des rares qui dans les concerts kabyles en France avec ces amis artistes contribuait à faire passer le message, réveillait les consciences, défiait le régime de l'époque et le parti unique.

 

Mokrane NEDDAF      (source, kabyle.com)   

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