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Aldjia.png   Aldjia, cette artiste qui a tant donné à la chanson kabyle, ne semble pas prête à décrocher. Elle annonce, ainsi, un nouvel album pour bientôt.

 

La Dépêche de Kabylie : Votre dernier album remonte à 2010, comment expliquez-vous cette éclipse ?

Aldjia : Il ne s’agit pas d’une éclipse. Je ne me suis jamais éloignée du monde de la chanson. Certes, j’ai d’autres préoccupations, mais je n’ai nullement déserté la scène. J’ai animé des galas et des spectacles. Et puis, je travaillais sur un nouvel album. Je vous annonce, d’ailleurs, que je suis en studio depuis le mois d’avril dernier pour son enregistrement. Il sera disponible prochainement. A vrai dire, je ne suis pas quelqu’un qui édite des albums à tout va. Je me donne le temps, tout le temps nécessaire pour bien travailler et offrir à mon public le meilleur produit possible. Je n’ai pas l’habitude de faire dans le n’importe-quoi, et ce n’est pas maintenant que je vais commencer. Editer, rien que pour éditer, n’a jamais été mon objectif.

 

Pouvez-vous nous parler un peu de ce prochain album ?

C’est un album qui contiendra 9 ou 10 titres. En fait, j’hésite encore sur le nombre de chansons à y mettre. Une chose est cependant sûre, l’album comportera une chanson consacrée à l’un de nos anciens chanteurs, qui s’est retiré de la scène depuis quelques années. Il s’agit de l’un de nos maîtres, qui mérite tous les égards et dont je préfère taire le nom, question de laisser ça comme une surprise. Tout ce que je peux dire, pour le moment, c’est que c’est un chateur qui a marqué les esprits et qui s’est donné corps et âme pour la chanson kabyle. J’ai pensé à lui rendre hommage et j’espère réussir mon entreprise. A travers lui, je voulais rendre hommage à tous nos anciens artistes qui se sont retirés pour une raison ou une autre de la scène et qui sont, pour certains, oubliés, après tant d’année de loyaux services et de sacrifices pour la culture kabyle de manière générale.

 

Justement, force est de remarquer que plusieurs chanteurs ont déserté la scène, comment expliquez-vous ce phénomène ?

Je n’ai pas d’explication exacte à donner, mais je pense que, globalement, les anciens se sont retirés car ils ne se retrouvent plus dans le monde de la chanson qui a été bouleversé par des changements radicaux par rapport à leur époque. Ils ne retrouvent plus leurs places.

 

Aldjia fait pourtant partie de cette ancienne génération…

Oui, dans la mesure où j’ai commencé la chanson en 1979, avec le groupe Djurdjura, et entamé une carrière en solo en 1982. J’ai actuellement une quinzaine d’albums sur le marché, sans compter deux albums qui n’ont pas été édités. De mon côté, tant que je me sens encore capable de donner pour l’art et la chanson kabyle, je continuerai à travailler et à produire, mais pas à n’importe quel prix et n’importe comment. Cela a toujours été ma devise.

 

Et si on vous demandait de faire un bilan de votre carrière ?

Et bien, je dirais que je suis satisfaite de ce que j’ai réalisé durant ma carrière. Mais ce n’est pas pour autant que je cesserai de chanter. Je suis toujours là et je sens que je suis capable de mieux faire à l’avenir, alors pourquoi ne pas continuer à chanter et à produire.

 

Justement, à part cet album qui est en préparation, avez-vous d’autres projets à court ou à moyen terme ?

Oui, j’ai deux glas à Paris, prochainement, et probablement un autre à Montréal, au Canada, à l’occasion du prochain Yennayer. J’avoue que, pour le moment, je me consacre pleinement à mon album.

 

On vous laisse conclure…

J’espère que la chanson kabyle prospérera. En outre, je réitère mon appel de ne pas oublier les anciens. On a besoin d’eux et de leur art. Sincèrement, ça me fait mal au cœur de les voir oubliés et marginalisés.

 

Propos recueillis par M.O.B

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