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346452Slimane Dehilès, plus connu sous son nom de guerre de «colonel si Sadek», le défunt colonel, faisait souvent la navette entre son domicile algérois et son village natal dit : Ait Berdjal aux Ouadhias, dans le département de Tizi Ouzou. Il est né le 14 novembre 1920 dans la commune des Ouadhias. Il a rendu l’âme le 5 novembre 2011 chez lui à Alger, à l'âge de 91 ans, des suites d'une longue maladie.

 

A 15 ans, il devient orphelin, et s’éteindre même se résigne à quitter l’école, de toute façon non prometteuse pour lui, et s’en aller pour travailler dans la plaine d’Alger chez un riche colon comme ouvrier agricole, et subvenir ainsi aux besoins de la famille.

 

A 21 ans quand il fut appelé par l’armé français de force comme tous les jeunes de sa région et un peu partout en Kabylie. A l’époque dans le corps expéditionnaire français pour aller participer à la Deuxième Guerre mondiale, aux côtés des forces françaises. Apres les évènements de 1945 il part en France, il gagne Paris où il s’engage comme ouvrier dans l’usine Simca près de Nanterre, et c’est là qu’il fera ses armes politiques contre la France, où il militera jusqu’à son arrestation en 1953 par les autorités coloniales et libéré un ans après environ, il rentre au pays rejoint le maquis .

Si Sedek est connu comme un véritable baroudeur pour avoir consacré sa vie à la lutte pour la liberté et contre l'oppression. Militant de la première heure, il adhère au PPA-Mtld en 1946.

Remarqué pour ses qualités de meneur d’hommes et d’organisateur, Il n’a pas tardera à montrer son talent de chef de guerre.

 

En juin 1955, il participa à la réunion d’Ath Dwala, dans le département de Tizi-Ouzou ; ayant regroupé Amirouche Ait Hamouda, Krim Belkacem, Mohamedi Saïd, Yazourène Mohand Ameziane (Vriruc), Abderahmane Mira. Réunion qui avait déclenché une grande attaque contre l’armée française, c’est qu’ils ont récupéré une quantité importante des armes, avec une somme très élevé millions en argent liquide et des caisse de cartouches et c’est lui qui a organiser cette offensive . C’est à lui qu’échut le devoir de former la première compagnie en Kabylie.

Entre Abane et Déhilès, c’est tout de suite la grande entente. Tout se passe comme si le côté stratège d’Abane et le côté baroudeur de Déhilès entraient en symbiose. Après le département, Abane le charge de prendre en main le département IV et participe avec lui au congrès de la Soummam. L’assassinat d’Abane sa lui fait très mal et profondément traumatise. Mais, il prend conscience que souvent les révolutions dévorent leurs propres enfants.

 

Il était aussi adjoint du chef d’état-major général de Houari Boumediene à l’époque et élu comme député du département de Tizi-Ouzou, mais ça ne lui plais pas les manœuvres du pouvoir de l’époque, donc si Sadek a participé activement à la création du FFS en 1963.C’est le colonel Sadek, accompagné du commandant Abdelhafid Yaha dit Si Lhafid, un homme très sincère et juste, qui signe les accords entre Ben Bella et le FFS après les évènements qu’il a eu en Kabylie. Alors sans le coup d’Etat militaire de Boumediène qui viole cet accord qui est encore très fragile, donc peut-être aurions-nous connu la démocratie comme les pays développé ! Pourquoi pas multipartisme dès 1965 ? C’est là qui prirent conscient que le système est totalement verrouillé, le colonel Si Sadek se retire et s’éloigne de la vie politique.

 

J’ai eu le privilège de le côtoyer par l’intermédiaire d’un cousin qui a presque le même âge que lui (Dda Ali) et à chaque fois que nous survolions les évènements nationaux algériens surtout la crise berbère, les sujets quotidiens de l’époque, il adorait débattre et avoir le point de vue des jeunes. Il aimait beaucoup les jeunes qui s’intéressaient à l’histoire de leur pays.

 

Il était admiratif des études, sans doute je pense parce qu’il était encadré de beaucoup d’intellectuels qui ont pris les armes pour rejoindre le maquis dans de le département III et IV.

Si Sedek n’avait pas sa langue dans sa poche pour dire tout le mal qu’il pensait de ses compagnons de guerre responsables de crimes contre leurs propres accompagnants comme il n’a jamais n’hésité à parler, même jusqu'à dénoncer le système dictatorial de Boumediene.

 

Durant les sanglantes émeutes de Kabylie (2001-2003) le colonel Si Sadek avait refusé la demande du régime algérien qui l'avait sollicité pour une médiation avec le mouvement citoyen. Mais, il a préféré d’être parmi les plus simples que de rejoindre le système arabo-terroriste. Il avait choisi la justice contre l'arbitraire du régime qu'il a combattu dès 1962, il nous a dit souvent que « ceux qui ont trahi paieront un jour ».

J’espère de lire ces mémoires très bientôt, les gens qui ont travaillé avec leur cœur pour le pays sont très rare et méritaient aussi des hommages quotidien.

 

Par: Mokrane NEDDAF     (source, kabyle.com) 

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