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L'Algérie possède un Ministère des Affaires religieuses, mais ce n’est pas un Ministère des Affaires Islamiques donc logiquement ce ministère devrait s'occuper et gérer toutes les religions quelles qu'elles soient sur le même pied d’égalité ? Ça veut dire la liberté de culte ! N’est ce pas ? On est bien loin du compte. Les chrétiens n’ont pas les mêmes droits que les musulmans. Pourtant l'Algérie compte plusieurs confessions religieuses et ce depuis la nuit des temps ! Le Coran a été traduit en langue berbère. Son traducteur a été félicité par le Ministre de la Religion en personne et d’autres cadres du Ministère de la Culture. Une partie de la Bible (Nouveau testament) a commencé à être traduite dans les années de 1980. En 2011 toute la Bible est traduite en tamazight, mais cette fois ni le Ministre de la Religion pas plus que le Ministère de la Culture n'y ont prêté attention ! Pourquoi ?

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La Bible est le livre le plus lu dans le monde, traduit en 2264 langues. Gutenberg en a fait le premier livre imprimé en Europe à l'aide de caractères mobiles. Ce livre continue d'interpeller des hommes encore aujourd'hui. Chaque génération y a trouvé un profond intérêt. Des projets de traduction sont en cours.

 

Les "écritures saintes" furent écrites par une quarantaine d'hommes provenant d'horizons très divers pendant une durée de 1500 ans environ. Esaïe était un prophète, Matthieu un percepteur d'impôts, Jean était un pêcheur, Paul un faiseur de tentes, Moïse un berger, et Luc un médecin etc... Les auteurs ont eu des visions différentes mais ils proclament tous un Seul vrai Dieu, un seul chemin de salut. Ces paroles sont demeurées miraculeusement intactes à travers les siècles. Les auteurs sont séparés les uns des autres par des centaines d'années, des centaines de kilomètres, et des conditions sociales des plus variées. Les auteurs parlent et écrivent avec une parfaite harmonie du début jusqu'à la toute fin!

 

Sans oublier que la Bible reste une source de recherche pour les archéologues, historiens, les scientifiques.

Cet ensemble de livres sont des témoignages variés et complémentaires qui abordent les grandes questions spirituelles : Qui est Dieu ? Qui est l'homme ? Y a-t-il une relation possible entre Dieu et l'homme et comment ? C'est le thème principal de la bible entière.

 

Au 18ème siècle, Voltaire qui a tenté de désacraliser la Bible pensait qu’un siècle après sa mort elle serait devenue un livre de musée. Pourtant c'est bien 26 ans après sa mort, en 1778, que fut fondée la première société biblique qui avait pour objectif la diffusion mondiale de la Bible à prix accessibles.

 

La mise en relation de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament est consacrée et l'on souligne l'unité de pensée de la Bible. La typologie a beaucoup retenu les Pères de l'Eglise. Elle fut très en vogue dans les premiers siècles du christianisme pour montrer à quel point l'Ancien Testament annonce le Christ. La typologie a fourni la base de l'iconographie. Elle retient plusieurs niveaux de signification : sens littéral, sens allégorique, sens moral, sens spirituel (notre âme et de sa relation avec Dieu et combien des prophéties qui sont accomplies).

La Bible reste le best-seller de tous les temps. C'est le livre le plus diffusé plus de 2 milliards d'ouvrages – 50 millions d'exemplaires par an). C'est le livre le plus recopié : pendant 3000 ans à la main. C'est celui dont on possède le plus de manuscrits complets ou partiels. La Bible propose toujours une grande morale et souligne sans détour les ressorts secrets et condamnables des motivations humaines.

 

Beaucoup d'Algériens sont non seulement plongés dans l'ignorance du contenu biblique ou des autres religions, mais ils le sont presque autant avec l'islam. C'est pourtant un érudit algérien Mohammed Arkoun professeur honoraire à la Sorbonne qui distinguera quatre niveaux dans le processus de la révélation : ce que dieu a dit, ce que Mahomet à retenu, ce que ses compagnons ont retenu et ce que texte écrit a retenu. Combien d'Algériens sont capables de faire la distinction entre les haditsh el qudsi ( Parole de Dieu) et le Coran, document historique, liturgique et littéraire ? Pourquoi ces paroles ne sont-elles pas valorisées à leur juste place alors qu'il s'agit des Paroles de Dieu ?

 

Aucune démocratie n'est envisageable tant qu'un l'Etat ne protège pas ses minorités religieuses et culturelles ou qu'il ne leur garantie la liberté de parole.

 

Mokrane NEDDAF    (source, kabyle.com) 

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