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Dans les années  1952, Mohamed Hilmi  a déjà  écrit  ça première  pièce  et aussi c’est la première tentative dans le théâtre amazigh, (il exhibe un document datant du 26 mai 1952 signé par le SG de la préfecture d’Alger, Tony Roche, qui l’autorise à se produire conformément au décret du 7 février 1947 relatif aux garanties de sécurité exigées sur les établissements recevant le public).

Pratiquement à cette époque Med Hilmi a ce désir  de crée un théâtre kabyle  et a l’âge de 20ans, il est  le premier instigateur de cet art noble avec une pièce intitulée Si Meziane, adaptée à partir d’une œuvre de Mahieddine  Bachtarzi, et Mihachkoulène (la Sorcière), dont  il est aussi l’auteur. En 1947 déjà, la Radio d’Alger avait consacré une émission animée par Mohamed Lamrani en kabyle sur le célèbre poète si Mohand ou Mhand.  Il a proposé d’ouvrir un canal autonome exclusivement réservé à la production en kabyle.

C’était en 1948. C’est alors qu’il avait pris attache avec la radio où il ’avais connu Mr Lamrani. Et c’était à cette époque même où  il a  fait sa première tentative d’auteur avec une pièce de théâtre en 3 actes. L’œuvre intitulée Agoujil (l’orphelin) a été diffusée le 18 décembre 1949. Dans cette pièce assez originale, il y avait cheikh Noureddine, si Hocine Ouarab et Mohamed Lamrani. Il y avait également avec eux  Abderrahmane Isker alias Abder Isker, un ancien journaliste de la radio, originaire d’Azzazga. Celui-ci deviendra vite un grand réalisateur à la télévision française TF1 sous le nom d’Abder Isker. Ainsi donc le 4ème art amazigh en général et kabyle en particulier, ne cesse de progresser et d'étonner. Ces pièces traitaient en général de sujets ayant trait aux problèmes familiaux et de voisinage, d’amour, de jalousie, et de crimes.

Par la persévérance dans le travail et la simplicité de l’exécution, elle a su convaincre la majorité de ceux qui étaient présents à  l’écouté de la radio chaine 2 de l’époque, écrite et réalisée par le jeune Med Hilmi, pour lui c’est de promouvoir le théâtre d'expression amazighe. A mis en exergue les efforts déployés par son institution pour donner au théâtre  à amazighs une place importante.

Attirent chaque soir un large auditeur de  fans du 4e art ont fait bonne impression sur les spectateurs qui ont particulièrement apprécié .La pléiade d'artistes qui a défilé sur les planches a ainsi redonné vie à un pan d'une culture longtemps vouée aux gémonies. On ne peut tergiverser avec la ponctualité et le respect pour ces comédiens  qui nous a tracent le chemin, mais  beaucoup en effet doutaient du succès de cette première  génération  artiste-comédiens.

En effet, c’est grâce aux ondes de la chaîne kabyle que les autochtones ont découvert et apprécié pour la première fois les techniques du théâtre, le  théâtre d’expression amazighe est plutôt portée sur l’oral avec les discutions comique ,et  d’après des spécialistes du domaine qui ont depuis le XXe siècle affirmé la nécessité de mettre en place les voies et moyens de rattraper le retard causé par la rareté des supports écrits réservés à cet art depuis des millénaires.

Théâtre Amazigh  Même si les problèmes et autres conflits sociaux sont au centre de la vie quotidien, la manière d’approcher le thème et d’aborder les sujets est différente. Du comique, du tragique, du drame… les genres diffèrent, les formes aussi, mais le spectacle est assuré. Les auditeurs, fidèle aux rendez-vous, n’en finit pas d’être surpris et emporté par la qualité des spectacles. Ces hommes tel que  Hilmi, Slimane azem  cheikh Noureddine,  Sadaoui avec Kaci Tizi-Ouzou, Mohia et Fellag ont initié une relève qui tend à continuer de passer par le même chemin sinueux qu’est la vie artistique.

Leurs  pièce, d’une manière concise, traite de la question des projets infructueux sans effet sur le développement socioéconomique, tout en symbolisant la dualité entre la technologie qui nous est importée et la nature. C’est en fait le vieux débat de l’authenticité et de la modernité.

Au milieu des années 1970 début 1980, on comprendra vite que le théâtre était un moyen sans travail de recherche en tant qu’art. Pendant plusieurs années successives des milliers de collégiens, lycéens et étudiants s’initient aux écritures des textes théâtraux.

 Par Mokrane NEDDAF

Tag(s) : #CULTURE

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