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Devant la passivité des autorités communales à la limite de la complaisance et la mollesse des interventions des services de police, la population n'a d’autres recours que de faire appel à Monsieur le préfet pour que les quartiers et les rues*, transformés en véritable marché informel, source de tous les dangers, retrouvent leur état paisible qu’ils n’auraient jamais dû perdre.

Au départ, cela se limitait à un étal d’un vieux marchand, puis le laxisme des autorités et la complaisance a vite fait d’attirer les appétits de vendeurs informels de tout bord, à tel point, qu’aujourd’hui, ce se retrouve avec une dizaine d’étals de fortune faits de tonneaux rouillés et autres cageots qui s’étalent tout au long de la rue, au centre-ville de Tizi ouzou. En plus de ces étals, il y a eu des camionnettes de fruits et légumes qui stationnent en permanence.

Dans la ville, la voie publique est livrée à l’autogestion. Individuellement ou collectivement, chacun y va de son procédé pour s’approprier les bords de rues, devant chez lui ou devant son commerce. Des impasses sont désormais carrément fermées à la circulation. Les voies publiques sont ainsi détournées.

Ce qui fut provisoire est devenu alors définitif, comme il sied à notre culture du fait accompli. Profitant de l’alibi sécuritaire pour faire de la voie publique un parking privé, commerce, tout le monde agit en fonction de sa capacité d’influence dans la gestion de la proximité de sa résidence ou de son affaires’une voie publique transformée, par endroits, en multitudes de dépendances privées : tant que cela ne gêne que le simple usager…

Et gare aux véhicules des riverains qui gêneraient ces individus ! Les trottoirs sont carrément squattés par ces marchands qui vendent surtout des fruits, des légumes et des poissons, des poules qui dégagent souvent des odeurs nauséabondes et qui, au-delà d’une certaine heure et surtout en été, empoisonnent toute la ville, à tel point que des enfants d’un riverain ont attrapé des maladies de la peau et des allergies).

Récemment, même des étals de grillades ont fait leur apparition sans le moindre respect des conditions d’hygiène. On devine aisément les cas d’intoxication avec des brochettes et autres merguez répugnants et de provenance douteuse. Ainsi, c’est des dizaines de vendeurs, la plupart des jeunes, sans emploi qui viennent tous les matins squatter toutes les rues et même des quartiers, au grand dam des riverains et de certains commerçants déclarés légalement. Ces riverains, sont confrontés à toutes sortes d’obstacles pour accéder et stationner près de nos habitations. Il leur arrive parfois de stationner très loin de chez eux, je vous laissant deviner quand il y a une urgence.

L’un des riverains qui a osé se plaindre des nuisances des vendeurs a été agressé au couteau avec séjour à l’hôpital.

Par ailleurs, même la chaussée est squattée par ses énergumènes qui n’hésitent pas à placer des cageots devant leurs étals pour attirer plus de clients.

Autres faits gravissimes sont les insanités débitées tous les jours qui leurs obligent à fermer portes et fenêtres. Quand il y a des bagarres et ça arrive souvent, cela dépasse l’entendement humain car ils entends un chapelet d’injures et d’insanités de la part des antagonistes.

Cœurs fragiles et âmes sensibles changez de domicile. Le soir venu, quand cette "cour des miracles" se disperse, les riverains jouent aux éboueurs, car toutes sortes de détritus, des fruits et légumes piétinés, jusqu’à l’amas d’écailles de poissons,des plumes des poules en passant par des sachets en plastique qui flottent au vent jonchent le sol.

Ces riverains, assistons impuissants à l’installation d’un marché informel qui, s’il n’est pas éradiqué définitivement jusqu’au dernier étal, étendra ses tentacules sur tout le centre de la ville. Dieu seul sait ce que ce genre de fléau apporte comme danger pour la cité et ses habitants.

Leurs souci ce n’est pas de critiquer, mais de vivre dans la quiétude, de ne pas voir nos enfants agressés et surtout de ne pas avoir honte de sa ville qui est devenue à cause de la mauvaise gestion une ville poubelle qui est montrée du doigt. Que les autorités locales assurent et assument leur responsabilités et respectent les lois de la République en commençant à donner des exemples de fermeté et de bonne gouvernance.

Mokrane NEDDAF

* Les rues et les quartiers de la ville de Tizi-ouzou, notamment la rue de la paix, devant la clinique de sebihi et au face de l'hôpital, sont transformés en marché informel.

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