Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

tunisi.pngTunisie,Quatre ans après la révolution de Jasmin qui lança «le Printemps Arabe et quelques semaines après les élections législatives, 5,3 millions d'électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche 13 novembre 2014 pour élire leur président et achever la transition politique du pays en instaurant des institutions pérennes. Plus de 20 candidats sont en lice. Deux sont donnés favoris par les médias et les précédents sondages : Moncef Marzouki et Béji Caïd Essebsi.

C'est la première fois que les Tunisiens pourront voter librement pour leur chef d'État depuis son indépendance en 1956. Depuis la révolution de 2011, la Tunisie a été profondément déstabilisée par les assassinats de deux opposants dont un député en 2013 et des attaques meurtrières de groupes islamistes et terroristes contre les forces de sécurité, notamment à la frontière algérienne. Les autorités ont exprimé leur optimisme quant au bon déroulement du scrutin.

Béji Caïd Essebsi, 87 ans et chef du parti anti-islamiste Nidaa Tounès vainqueur des législatives du 26 octobre, est le favori du scrutin. Ancien ministre de l'Intérieur de Bourguiba, un temps président du Parlement sous Ben Ali, puis Premier ministre de transition après la chute du dictateur en janvier 2011 jusqu'aux premières élections législatives ayant placé les islamistes d'Ennahda à la tête du gouvernement. Nous sommes dans une phase assez fragile de construction démocratique, néanmoins on a une forme de pluralité aujourd'hui sur la scène politique tunisienne qui ne va pas permettre à ce parti d'occuper ou de monopoliser l'ensemble de la scène politique, dit-il. Cette élection doit permettre d’achever une transition politique de près de quatre ans en instaurant des institutions pérennes élues.

Si peuple tunisien donne la démonstration d'une mâturité politique, la négation officielle et constitutionnelle du fait amazigh reste toujours d'actualité. La Tunisie est sur la bonne voie mais la route est encore longue.

Un deuxième tour aura lieu fin décembre si aucun des prétendants n’obtient de majorité absolue doit annoncer au plus tard le 26 novembre les résultats. Le vainqueur sera appelé à présider la Tunisie pendant cinq ans, un mandat renouvelable une seule fois.

Par: Mokrane NEDDAF (source kabyle.com)

Tag(s) : #POLITIQUE

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :