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Beni Yenni : Une veillée et une journée témoignages tenues hier et avant-hier à Ath Larbaâ

Ils étaient nombreux, proches et anonymes, à être venus rendre hommage, hier matin, à Mustapha Ourad, dans son village natal d'Ath Larbaâ, dans la commune de Beni Yenni.

 

Le correcteur de presse fut l’une des victimes de l'acte terroriste ignoble qui a ciblé la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo à Paris. La cérémonie a était entamée par une prière à la mémoire du défunt, suivie d'une minute de silence. Une prise de parole a ensuite eu lieu, où ses proches et ses amis se sont succédé au micro pour remercier les présents de leur compassion. Plusieurs membres se la famille du défunt, tels ses cousins Djaffar, Djamel et Mouloud Ourad, ont tenu à rappeler qui était Mustapha Ourad, témoignant de ses convictions personnelles et professionnelles.

 

 On notera d’ailleurs la présence de plusieurs des amis du défunt dont l’un s’est déplacé de Paris, rien que pour assister à cette cérémonie. Plusieurs de ses amis d’enfance et d’école étaient également venus de plusieurs villages et localités de la Kabylie profonde. Avant-hier, une veillée religieuse avait été organisée également au niveau du village avec la présence des villageois mais aussi des officiels tels que le P/APW de Tizi-Ouzou, le P/APC de Beni Yenni et celui de la commune de Tizi-Ouzou. La dite veillée s’est déroulée dans la pure tradition kabyle. Une waâda a été également au menu lors de cette veillée, mais aussi hier à l’occasion de cette journée hommage qui restera certainement gravée dans la mémoire collective des villageois comme le sera d’ailleurs Mustapha Ourad. Pour rappel, Mustapha Ourad est né au village Ath Larbaâ, dans une famille modeste. Il avait grandi auprès de ses oncles Abdelkader et Youcef et sa tante Halouma qui l'ont adopté suite au décès de ses parents dès son jeune âge.

 

 Il commença son parcours scolaire à l’école primaire du village, puis eut son BEG (brevet d'enseignement général), et entrer par la suite au lycée d'Alger où il obtint son BAC avec succès à l'âge de 17 ans. Il entamera des études de médecine qu’il abandonnera en deuxième année, pour aller vers la littérature et la philosophie qui l’emmèneront jusqu’en France. Tout le monde s’accordera à dire que Mustapha était quelqu'un de modeste, intelligent et joyeux plein d’humour. Son ambition était de servir la société avec amour et dévouement.

Ali Mohamed Massinissa source ( le depeche de kabylie)

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