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Dans une conférence animée au foyer de jeunes d’Ikedjane, à l’occasion du 36e anniversaire du printemps berbère, Rachid Ali Yahia a plaidé pour la constitution d’un grand parti politique qui aura comme principales assises l’Algérie algérienne et le fédéralisme.

 

Fort de sa longue expérience dans le mouvement national, l’orateur affirmera que le fédéralisme s’imposera, tôt ou tard, comme unique solution politique en Algérie. «Un état fédéral, binational, qui mettra fin au jacobinisme, mais un état unitaire qui veillera à l’intégrité du territoire national comme à la prunelle de ses yeux» précise-t-il.

 

N’allant pas avec le dos de la cuillère, l’invité du collectif des jeunes d’Ikedjane a descendu en flammes les responsables politiques qui se sont succédé aux commandes du pays et qui ont ignoré superbement les réalités historique, civilisationnelle, linguistique et culturelle de l’Algérie. «En Algérie, il n’y a que des Berbères, mais il y a une communauté berbère berbérophone et une communauté berbère arabophone, refuser cette réalité c’est continuer à imposer au peuple l’aliénation nationale dont il est atteint» souligne-t-il.

 

Concernant justement cette «aliénation nationale», Rachid Ali Yahia expliquera qu’avant la fin de la 2e Guerre mondiale quasiment tout le monde, y compris lui-même, était victime de cette aliénation «Ce n’est qu’à partir de la fin de la 2è guerre mondiale, que nous commencions à voir clair et à refuser, comme on l’a fait avec le mythe de l’Algérie française, le mythe de l’Algérie arabo-musulmane» indique-il.

 

Rappelant le travail d’une poignée de lycéens, du lycée de Ben Aknoun, dans l’élaboration du courant algérianiste pour sauver le pays de cette autre aliénation dont on veut l’entraîner, il tient à s’incliner devant la mémoire de Ali Laimèche, initiateur de ce courant et mentor du groupe. «Laimèche Ali est un subtil visionnaire, il est à l’origine du courant algérianiste, c’est un grand organisateur et un meneur d’hommes exceptionnel.

 

Sa mort prématurée nous a laissés comme des orphelins» fait-il remarquer. «Si ce courant s’est maintenu, s’est davantage précisé et a élargi son audience, c’est grâce à Bennai Ouali, à Ould Hamouda Amar et à ma désignation à la tête de la Fédération de France PPA-MTLD» ajoute-t-il. Retraçant dans le détail, l’épisode de la crise dite berbériste, il décrira la haine des responsables du PPA puis du FLN à tout ce qui est amazigh.

 

Que d’assassinats ont accompagné la folie de ces responsables, mentionne-t-il. Bennai Ouali tué traîtreusement dans le dos, Amar ould Hammouda et Mbarek Aït Menguellet condamnés à mort puis exécutés…. «Si je suis encore aujourd’hui vivant, c’est grâce aux protections et aux complicités dont j’ai bénéficié en France. Je dois vous faire une confidence, Omar Oussedik m’a toujours protégé, et c’est grâce à lui que j’ai échappé à une mort certaine. Aujourd’hui encore, je ne sais pas pourquoi il m’a toujours protégé» dit-il.

 

Parlant de l’arabe classique, il dira que cette langue a été de tout temps une langue élitiste en usage uniquement chez l’aristocratie pour la préservation de leur intérêt. Elle n’a jamais été à aucun moment de l’histoire la langue des peuples. «Pour le salut de notre pays, cette langue anachronique doit laisser la place aux langues nationales, le berbère et l’arabe algérien» conclut-il.

 

Boualem B.( source El-watan)
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