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Chabane Ouahioune a été enterré, hier, à Tassaft Le repos du juste
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L’écrivain et chroniqueur, Chabane Ouahioune, a été inhumé, hier, dans son village natal Tassaft Ouguemoune.

Il est décédé le Lundi après-midi à l’âge de 94 ans dans son bourg où il avait vu le jour un certain 22 avril 1922. Chabane Ouahioune est parti, un jour qu’il aimait particulièrement, une matinée de grisaille et sans pluie, recouvert des couleurs nationales et entouré des gens qui l’aimaient. Il y avait le maire de Tizi-Ouzou, Ali Mouzaoui, Boukhalfa Bacha, et tant de noms, peu ou prou, connus. Jean El Mouhouv Amrouche écrivait «toute mort est un gage de vie», et celle de Da Chabane est une belle mort, tant elle augure d’une moisson nouvelle, surgie d’un siècle qu’il a traversé, de part en part, par sa fécondité et sa créativité simples mais combien hautes en couleurs. Il se trouve que sa plume est aux couleurs de la terre, pas n’importe quelle terre, la sienne aux tons si simple et si beaux. Il a été l’écrivain de sa montagne, aigle déployant ses ailes, parcourant le moindre espace et connaissant tout d’elle. «La terre et les hommes sont inséparables. Les paysages du Djurdjura aident à comprendre la poésie de Lounis Aït-Menguellet, et son œuvre permet de saisir l’esprit de cette montagne farouche. C’est pourquoi nous n’avons pas pu dissocier notre chanteur de sa région natale. Notre travail n’est ni une biographie ni une étude ordonnée des poésies de Aït-Menguellet, dont la popularité a dépassé les frontières de notre pays. Nous avons simplement réfléchi sur certaines de ses chansons, tenté de traduire les sensations et sentiments qu’elles font naître en nous, et aussi essayé de découvrir les mécanismes de ses inspirations et la qualité de sa musique. Pour rendre notre tâche plus aisée, nous avons décidé d’entraîner le lecteur dans des promenades au cœur du Djurdjura pour leur offrir et leur commenter dans leur cadre naturel, le long des chemins et à la faveur des haltes, quelques œuvres de notre chanteur prodigieux qui sait si bien recevoir le langage des pierres, ceux des arbres, des bêtes et des chemins cachés». Chabane Ouahioune est parti se reposer du repos du juste. Qu’il en soit exaucé.

Sadek A.H ( source la depeche de kabylie)

Tag(s) : #CULTURE
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