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Quelle est votre expérience dans le domaine du théâtre?

 Je suis professeur de physique dans un collège. Je suis épris du 4è art et de tout ce qui a trait à la culture. Je me suis mis à l’écriture de plusieurs pièces telles que L’histoire des vautours, Anza (le cri de l’au-delà), Imehbas (les prisonniers), Susem Kemini (tais-toi, femme !) et, dernièrement, Le Rebelle, en hommage au regretté Matoub Lounes. En 1993, nous avions créé l’association Amezgoun N Djerdjer où nous organisons des festivités théâtrales d’expression amazighe.

-Que faut-il au théâtre amazigh pour s’imposer ?

Il faut d’abord former les comédiens et les metteurs en scène. Il faut aussi mettre à la disposition des amateurs du 4e art les moyens nécessaires, à savoir les décors, les costumes et surtout redonner aux comédiens leur place dans la société. Il faut en outre réaliser des infrastructures culturelles, au lieu de les fermer. Dans notre wilaya, combien de scènes et de salles de cinéma sont encore disponibles ?
Elles se comptent sur le bout des doigts. La promotion du théâtre, du cinéma et de toute la culture ne se fera pas dans la rue. Si on arrive à réunir toutes ces conditions, je pense que notre théâtre occupera la place qui est la sienne.

-Vous produisez aussi des films…

Oui j’ai produit plusieurs films et cela grâce à l’association culturelle Amusnaw, qui m’a envoyé en formation. Après cette formation donc, je me suis mis, naturellement, à la production cinématographique d’expression amazighe. Mon premier film s’intitule Edigh D yir Arfik (la mauvaise compagnie). Il s’en est suivi d’autres titres comme Une balle dans l’âme, Le retour de la peste, Le bouc émissaire (1 et 2) et Les larmes du cœur. Tout cela bien sûr en tamazight. Le public apprécie ; ce qui m’encourage à produire plus. Je pense que là aussi il faut qu’il y ait plus de producteurs. Les jeunes doivent persévérer et se mettre à écrire. Tout de même, l’Etat et les responsables doivent nous faciliter la tâche. Personnellement j’ai introduit 25 demandes de subvention, je n’ai reçu aucune réponse, pas même négative. Des fois, c’est mon salaire d’enseignant qui vient à la rescousse.

Hocine Ait Idir

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